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L’agence Azaouak Tour vous accueille pour organiser votre voyage.

Elle vous fera découvrir l’exotisme touristique et authentique du Mali, dû à son immense territoire varié: dunes, montagnes, fleuves, déserts…

Découvrez aussi sa grandeur historique à travers ses monuments, les manuscrits, les traces du passé que révèlent les gravures rupestres de l’Adrar des Ifoghas, les maisons troglodytes des Tellems au Pays Dogon, les villes anciennes classées patrimoine mondial de l’UNESCO : Tombouctou la mystérieuse, Djenné, Gao, le Pays Dogon et les vestiges de l’ancienne et célèbre ville d’Essouk (Tadmekat)…

Partagez des moments agréables, profitez de la chaleur humaine et hospitalière des Maliens quelle que soit leur ethnie : Bambara, Bozo, Peulh, Songhaï, Tamashek (touaregs), Dogon, Senoufo, Sarakolé, Bobo et Maures …

Profitez de la douceur du fleuve Niger au cours d’une croisière en pinasse, en observant les pêcheurs bozo lancer leurs filets, les troupeaux de vaches, la vie sauvage: hippopotames, multitudes d’oiseaux. Passez des nuitées inoubliables en bivouac sur les dunes de sable rose qui longent les berges du fleuve Niger de Gao à Tombouctou.

Un instant d’évasion et de méditation dans le désert pour découvrir l’infini, se découvrir soi-même, oublier ses problèmes à la faveur de la beauté naturelle et passionnelle que vous offre les formes, les couleurs, les miroirs et mirages du Sahara.

Azaouak Tour, en tant qu’acteur du tourisme solidaire, vous fera visiter des villages dans le désert, développés grâce aux actions et efforts d’associations dont l’association française Aman-Iman et de ses clients bienfaiteurs : acquisition et installation d’une pompe à eau solaire, développement local, aide à la scolarisation.

Terminez votre voyage par des escales dans les marchés et les maisons des artisans de tout le pays. Rebtrez, votre sac plein de beaux souvenirs de l’artisanat varié et authentique du Mali.

Avec AZAOUAK TOUR, voyagez en toute tranquillité

Des  professionnels du voyage touristique : nos guides et animateurs connaissent parfaitement le Mali, ses secrets, ses coutumes, ses légendes, ses arts transmis par une tradition orale préservée. Ils vous permettront de partager les richesses des traditions de ces peuples accueillants.

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Auberge « Assayar »

L’auberge est ouverte, prête à accueillir les voyageurs.

Assayar veut dire « clé » en langue tamacheq. Le symbole de la clé exprime le bonheur, la sécurité, la tranquillité et la bienvenue.

Soyez les bienvenus à l’auberge Assayar!

Auberge "ASSAYAR" - GAO

Huit chambres avec salle de bains (douche) et WC privatifs, dont deux avec un lit double et six avec deux lits simples équipés de moustiquaires. Les huit chambres disposent d’un ventilateur, quatre ont en plus la climatisation.

Grand salon – salle à manger ventilé et climatisé.

Cuisine avec réfrigérateur.

Des photos de la maison, des chambres … seront bientôt mises en ligne, si l’internet de Gao le permet, Inch Allah.

Réserver auprès de Alhousseïny ag MAHOMED

Tel fixe: 00223 21 82 05 97

Tel portable: 00223 79 05 84 34

Gao, à la porte du désert: c’est la sécheresse, c’est  le sable partout, on le respire, les paupières grincent sur les yeux. C’est vrai! Mais cette fois-ci, j’ai abordé  Gao par la grand-route en bus, par le pont et, merveille des merveilles, je vois du vert partout, de ce vert tendre que les peintres appellent « vert anglais ». Tout est vert au bord de l’eau, sur l’eau : c’est le riz, qui envahit le fleuve et ses rives, le riz que l’on cultive ici de manière singulière. On le sème avant la montée des eaux du fleuve Niger, on le récolte en barque! Alhousseïny l’appelle  riz de submersion.

Arrivée à Gao              Arrivée à Gao             Le fleuve vert

Il y a aussi les « bourgoutières » entre les rizières, disons plutôt que celles-ci prennent petit à petit la place de celles-là, et pourtant le bourgou, appelé  roseau sucré ou roseau à miel du Niger, est une herbe fourragère pour le bétail, ses tiges servent  à recouvrir les toits des maisons, à faire des nattes, on en tire une boisson sucrée et du « miel »,  les cendres de ses feuilles sont utilisées à la fabrication du savon et en temps que mordant pour la teinture à l’indigo, ses graines sont collectées comme céréales, notamment en période de disette…

La pirogue glisse sans bruit sur les minces chenaux réservés au milieu des cultures. L’eau est profonde, les tiges peuvent atteindre deux mètres de haut. Les grains de riz blondissent, la récolte est proche. 

 cultures de riz         cultures de riz     chenal au milieu des cultures       

en allant vers Koïma         au milieu du fleuve     le village de Koïma  

 

Le piroguier quitte les cultures et s’engage dans le lit du fleuve, à la pagaie. A droite, à gauche, de l’eau à perte de vue, en face la Dune rose et le village de Koïma. Du haut de la dune, deux mondes aussi dissemblables qu’il est possible de l’être, selon que l’on regarde à l’est ou à l’ouest, d’un côté l’eau, le vert des cultures , de l’autre la brousse parsemée d’épineux, le désert…Dans quelques mois une grande partie de cet univers  liquide aura disparu…mais je ne peux rien en dire, car je ne l’ai pas encore vu!

village aux milieux des eaux              côté désert             d'un côté l'eau, de l'autre le désert

A Gao, il y a aussi de superbes jardins au bord du fleuve Niger, dont certains sont en danger de disparition, car la « ville » veut reprendre les terrains…En ce moment c’est la période des semis, des plants, des salades, du gombo, mais en décembre, les jardins regorgeront de légumes de toutes sortes.

jardin              cueillette            jardins

J’ai rencontré des femmes dans un de ces jardins. Elles se sont associées pour réagir contre une situation nouvelle pour la plupart d’entre elles: la sédentarisation dans une ville.

L’association CHET AGUENA « Gardienne de la culture » est composée d’amis de la nature, de passionnés d’artisanat et défenseurs de la culture touarègue. Ses membres ont choisi le maraîchage comme activité principale, car de la terre dépend la vie.

des membres de l'association dans le jardin     visite du jardin de "Cet Aguena"   

Parmi les autres activités : l’artisanat, des campagnes de sensibilisation à la scolarisation des filles en milieu nomade, l’accueil chez l’habitant dans le cadre d’un tourisme solidaire.

(On peut joindre la Présidente Fadimata au 00 223 21 82 03 32 ou
cel: 00 223 79 33 05 31)

A 24km au Nord de Gao, par la piste qui va vers le « grand nord », il y a le village d’Immaslagh, et sa pompe à  eau solaire, financée par l’association savoyarde Aman-Iman. C’est une visite de courtoisie  au chef, à l’instituteur, et aussi d’information sur la suite des projets avec l’association (chateau d’eau, scolarité, magasin pour les femmes…)

L’eau coule, les troupeaux se succèdent à longueur de journée, l’abreuvoir n’arrive pas à se remplir, mais tout le monde attend son tour, la patience n’est-elle pas née en Afrique…

autour de l'abreuvoir              troupeau qui s'en va             troupeau qui arrive

Accueil sous la tente, discussion, thé, repas, discussion, visite de la nouvelle classe avec le nouvel enseignant et  un groupe d’élèves

nouvelle classe, nouvel instit.             joyeux groupe!              la future cuisine-cantine

Il faut faire des photos, et biensûr, chacun veut la sienne! Mais la séance de portraits est vite écourtée, car des femmes ont commencé à piler un sac de mil pour les repas des écoliers. Elles sont six qui pilent dans trois mortiers, alternant leur cadence. Régulièrement les pilons semblent suspendus dans les airs, et les femmes changent de main. Elles rythment les mouvements du corps avec des sifflements entre les dents, et une sorte de chant venu du plus profond d’elles-mêmes : c’est magnifique! Mais c’est un effort violent qu’elles interrompent fréquemment pour reprendre leur souffle.

                                            

Assises par terre d’autres femmes vannent le grain pilé.
Le mil a été donné à l’école par le PAM (programme alimentaire mondial), il est pilé bénévolement par quelques femmes, mais beaucoup ne participent pas à cet effort pour leurs enfants. De nombreux hommes n’ont pas aidé pour la construction de la deuxième classe et du grenier, mais le chef a vendu sa vache pour payer le bois des toits, les portes et fenêtres…

Après une nuit la tête dans les étoiles, retour à Gao en passant par le campement, perdu au milieu de nulle part, d’un conseiller du chef du village. Nous prenons le temps de boire le thé, de discuter, d’offrir quelques aiguilles, ciseaux…

vers le campement           la mère de notre hôte

et nous repartons accompagnés de notre hôte, qui a chargé sur sa moto le mouton qu’il voulait tuer pour notre repas. Comme nous devons rentrer tôt, il apporte le repas vivant chez Alhouss! Ce soir ce sera couscous et mouton pour toute la famille… L’hospitalité n’a pas de limite!

à suivre, au prochain voyage…

CP (également webmaster)